Actuel Paysage, une dénomination qui peut sembler ambiguë, mais qui pourtant s’applique en permanence à être dans son époque.

C'est-à-dire, une vision du paysage respectueuse de l’environnement.

Quelques clés pour comprendre l’état d’esprit de l’entreprise :

D’abord son créateur :

Patrick Cabaret (époux de la dame des Pépinières de la Coudrelle), fils du jardinier d’un châtelain breton, suit très jeune des études techniques d’électronique, y travaille pendant 5 ans, puis se tourne vers la pépinière et les jardins dans les années 80.

 

En 1990-91 une formation de technicien supérieur en pépinière et jardin vient compléter les connaissances nécessaires à la bonne pratique du métier ;

11 ans d’enseignement, et un diplôme universitaire de formateur en paysage (année 2000) en poche, une nouvelle tranche de vie se profile à l’horizon.

 

Création de l’entreprise en 2003

Toute cette vie consacrée au paysage et au jardin engage des réflexions et des pratiques nouvelles.

L’agrobiologie, fréquentée et appliquée avec succès en Bretagne en compagnie de maraîchers bios et d’éleveurs (Nature et Progrès), est le déclic de ces nouveaux comportements.

Le refus de l’usage immodéré des pesticides et ses multiples conséquences oblige à des techniques nouvelles et surtout à un nouveau regard sur le paysage et sur le jardin.

En quoi consiste t-il ? Des banalités à dire, des lapalissades, et pourtant !!

 

Le jardin devient un plaisir s’il est vivant, habité, en mouvement permanent. Le maîtriser totalement est une utopie, c’est fatigant et ce n’est plus un plaisir.

La manière de le faire n’est pas un retour en arrière, c’est simplement considérer tout jardin, quelque soit sa taille comme un écosystème particulier.

Le vrai jardinier n’est qu’un régulateur de l’équilibre qui va se mettre en place au fil des saisons.

Le comble du jardinier, non ! non ! Ce n’est pas les rougeurs des tomates, c’est que plus il travaille, plus l’équilibre est instable.

L’idéal c’est d’apprendre à faire travailler toute la flore, la faune du sol et de l’environnement à la place du jardinier. Pas si simple, mais tellement moins d’énergie dépensée en pure perte.

C'est-à-dire entretenir la fertilité du sol, en l’enrichissant en permanence en matière organique. Cette fertilité est déterminée par la richesse en bactérie, en microorganismes, sans compter les vers de terre et les larves de toute nature…

Pas de sol nu, surtout en hiver, donc paillage végétal partout ou c’est possible, hachage ou broyage de tous les produits de taille et de tonte.

Oublions une fois pour toutes les termes déchets ou mauvaises herbes, c’est une source gratuite d’engrais en devenir.

Donc rien ne doit sortir d’un jardin hormis les légumes et les fruits, surtout si c'est pour surcharger la déchetterie du coin.

Des abris de végétation libre, des haies de feuillus et des petits fruits sauvages pour abriter les oiseaux, les insectes, les petits mammifères, les hérissons

Des arbres plus érigés pour les rapaces.

Des fleurs nectarifères et mellifères les plus variées possibles pour entretenir les populations d’abeilles et de papillons.

Des zones humides, mares, bassins indispensables à l’équilibre général des espèces : poissons, batraciens…

Des zones incultes refuges, que l’on ne fauchera que rarement.

 

 

Pour tout dire chez nous, la conception, la création de jardins se fait dans l’objectif de créer des espaces simples, vivants, esthétiques et dont l’entretien est le plus limité possible .

 

La végétation autochtone est la plus mieux adaptée au sol et au climat, donc à un développement harmonieux des habitants du lieu.

 

Le jardin peut être une source vivrière mais que l’on doit partager un peu avec la faune locale. Sinon on devient un jardinier bougon et malade.

 

 

L’esthétique du jardin est un critère subjectif. Elle nous est imposée depuis 50 ans par les images de gazons verts lisses, de fleurs et d’arbres exotiques, de graviers et de pavés bétons préfabriqués, pour faire rouler la voiture jusqu’à la porte du salon.

C’est le début du désert et l’antithèse de la biodiversité. En un mot l’ennui …